Au début de la coupe du monde, je m’étais lancé un défi pour survivre à la coupe du monde. Et pour le moment, je survis super bien ! On finit même par se prendre au jeu ! Un peu avant la finale, je tiens à partager mon retour d’expérience sur les différentes activités qui ont été le fil rouge de ces dernières semaines

Les drapeaux et la carte du monde

L’idée était d’apprendre à localiser les pays participants sur une mappemonde. Nous avons un jeu sur les drapeaux du monde. Inspiré de la pédagogie Montessori, il permet de découvrir le monde, ses continents, les pays et leur drapeaux de façon ludique. Nous avons détourné les drapeaux pour suivre de façon visuelle l’avancement de la compétition.

Si cela vous intéresse voici le lien pour vous le procurer.

Tous les drapeaux n’étant pas disponible dans ce jeu, nous avons fabriqué les drapeaux manquants avec des cure-dents, du papier, de la colle et des feutres. C’était une petite activité manuelle agréable qui a plu autant à mon fils de 6 ans et ma fille de 4 ans. Les résultats sont plus ou moins aboutis mais cela a permis de revoir les différentes formes, lignes horizontales/verticales… En même temps qu’on les dessinait, je regardais leur signification ce qui permettait de raconter un peu l’histoire de ces pays et leurs richesses.

Ensuite, nous avons les avons accrochés sur la carte du monde. Nous l’avons fait à la manière d’un jeu de piste: je donnais le continent et ensuite ils recherchaient le pays. Je les aidais si nécessaire en indiquant les pays ou les océans proches.

J’ai cru un moment que l’idée était un peu ambitieuse. En fait, il ne faut pas chercher à tout faire d’un coup. Y revenir de temps en temps, quelques drapeaux à chaque fois. C’est quand même bien de finir avant la fin du premier tour.

Si vous n’avez aucun drapeaux, il faut peut-être préparer d’avance les modèles de drapeaux, en ne laissant que le coloriage, voire même que le découpage/collage en les imprimant.

Le suivi du tableau et les calculs pour les huitièmes de finales

En plus de la mappemonde, j’avais affiché le calendrier des matchs, trouvé dans un magazine mais qui peut aussi être imprimé sur internet.

Avec le recul, je pense que sans cela, mon fils aurait eu beaucoup plus de mal à comprendre le mécanisme du premier tour avec les groupes qui permettent de sélectionner et de faire un premier classement des équipes dans chaque groupe, puis les phases finales avec les éliminations petit à petit, à chaque match.

Pour les phases préliminaires, nous avons relevé les scores au jour le jour. Il en profitait pour regarder les buts des différents matchs, et honnêtement à ce stade, cela lui suffisait amplement et permettait d’éviter qu’il passe son temps devant la télévision.

A la fin du premier tour, je lui ai expliqué comment le mode de calcul pour classer les équipes et nous l’avons appliqué pour chaque groupe. Nous avons alors calculé les points et rempli les  équipes participantes aux huitièmes de finales. Nous avons ensuite retiré les drapeaux des équipes éliminées de la mappemonde et les avons mis sur le calendrier, à l’endroit où elles avaient joué leur dernier match, donc au niveau de leur groupe. C’est ensuite ce que nous avons fait petit à petit au fur et à mesure de l’avancement de la compétition. On voyait donc la mappemonde se dépeupler en n’y laissant que les gagnants et le calendrier voyant se remplir petit à petit avec les équipes éliminées.

Cela a mis en évidence la suprématie de l’Amérique du Sud et surtout de l’Europe sur cette coupe du monde. Nous avons alors évoqué les sports appréciés et pratiqués sur les autres continents.

Je ne sais pas comment cela se serait passé si nous avions perdu rapidement mais je peux vous dire que cette activité a eu un franc succès pour cette coupe du monde pour mon fils de 6 ans.

Ma fille de 4 ans a rapidement été dépassée sur cette activité qui ne l’intéressait clairement pas. Par contre, je pense que cela a beaucoup apporté à mon fils à la fois dans la compréhension des mécanismes de la compétition et aussi dans le côté assez exceptionnel de gagner une coupe du monde, au vu du nombre de matchs et du nombre d’équipes à éliminer pour y arriver.

Il a aussi perçu que rien n’est gagné et que même si une équipe est très bien côté, chaque match remet tout en cause et ce n’est jamais gagné pour aucune équipe. Cela illustre bien la valeur de l’effort et qu’il est dommage de baisser les bras sans se donner à fond.

La lecture

Le magazine de foot était clairement une très bonne idée pour faire lire un enfant de 6 ans, dans une période comme la coupe du monde. Son magazine est usé car il l’a emporté partout pendant cette coupe du monde, il a presque remplacé son doudou !

Pour la première fois, il a lu des articles complets, normalement prévu pour des adultes. Passionné par son sujet, il ne voyait pas les difficultés (taille des articles, caractères petits, vocabulaire techniques) pour se concentrer sur l’essentiel : les informations qu’il pouvait réunir sur ses équipes et ses joueurs préférés

Le collectif : le foot est un sport d’équipe

En début de coupe du monde, il n’avait que Griezmann et Lloris à la bouche. Au fur et à mesure de l’avancement de la compétition, il s’est rendu compte de l’importance de l’équipe. Il n’y a pas une star dans cette équipe mais tout un groupe qui joue ensemble pour arriver à la victoire. C’est à mon avis de bonnes valeurs qu’il intègre petit à petit beaucoup plus efficacement par l’exemple que par de grands discours!

La folie de supporters : les adultes pires que les enfants !

Notre fils aîné a vu le quart de final avec tout un groupe de copains puis la demi-finale avec les collègues de mon mari. Il a alors découvert avec stupéfaction l’engouement des adultes pour cette compétition. On voit en effet souvent des enfants s’emballer pour une activité alors que nous, les adultes, sommes plus dans la retenue. Rien de tel qu’une coupe du monde pour retrouver son âme d’enfant et se mobiliser pour son équipe, surtout quand elle réussit ! C’est donc une merveilleuse occasion pour passer des moments agréables avec ses enfants, sur la même longueur d’onde. Et je pense que cela fera de merveilleux souvenirs, à l’image de ce qu’a été France 98 pour toute notre génération.

Et surtout, le foot !

Plus que jamais, il est passionné par le foot. Pas seulement à la télévision, dans son magazine ou dans les discussions de troisièmes mi temps mais surtout par le fait de taper dans son ballon. La saison de son club est terminée mais il ne sort plus sans son ballon. Son idée est maintenant de participer à la coupe du monde ! En 1998, tous les clubs avaient été pris d’assaut et je pense qu’on risque de retrouver cet engouement pour l’année prochaine : même ses copines s’y mettent !

 

Et vous, comment vivez vous cette coupe du monde? A t elle permis de passer de bons moment avec vos enfants?

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1 thought on “Ce que la coupe du monde a appris à mes enfants

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