Aujourd’hui, j’ai découvert une nouvelle vidéo TED qui aborde avec humour et gravité 4 tabous que l’on découvre en devenant parents.

Alisa Volkman et Rufus Griscom m’ont replongé dans mes premières expériences en tant que parent et expriment très bien ce que l’on peut ressentir quand on devient parent. Ils tirent des enseignements enrichissants liés à ces tabous et proposent des clés pour les dépasser.

Je vous propose ici la retranscription d’Hugo Wagner revu par  Shadia Ramsahye. Vous trouverez également  à la fin de l’article la vidéo en anglais avec sous titres en français .

 

 

Alisa Volkman : C’est donc ici que commence notre histoire — les moments spectaculaires de la naissance de notre fils aîné, Declan.

Un instant bien sûr très profond, et qui a changé nos vies de bien des manières. Il a aussi changé nos vies de beaucoup de façons inattendues, et nous avons plus tard réfléchi sur ces façons inattendues, ce qui a fini par faire naître l’idée d’un projet entre nous, et un an plus tard, nous lancions Babble, un site pour les parents.

Rufus Griscom : Maintenant je pense que notre histoire a commencé quelques années plus tôt.

– C’est vrai.

– Tu te souviens peut-être que nous sommes tombés passionnément amoureux.

– C’est vrai.

– Nous dirigions alors un site Internet d’un genre très différent. C’était un site qui s’appelait Nerve.com, qui était — dont le slogan était “culture cochonne.” C’était en théorie, et j’espère en pratique, un magazine chic en ligne sur le sexe et la culture.

– Qui a engendré un site de rencontres. Mais vous comprenez les blagues qu’on subissait. Le sexe engendre les bébés. Vous suivez les enseignements de Nerve et vous devriez finir sur Babble, ce qui est notre cas. Et nous pourrions lancer notre troisième site sur la gériatrie. Nous verrons.

– Mais pour nous, la continuité entre Nerve et Babble, n’était pas seulement une étape de la vie, ce qui est, bien sûr, pertinent, mais il s’agissait plus de notre désir de parler très honnêtement sur des sujets que les gens ont du mal à aborder honnêtement. Il nous semble que, quand les gens commencent à se dissimuler, ils commencent à mentir, c’est là que ça devient vraiment intéressant, c’est un sujet dans lequel nous voulons plonger. Et nous sommes surpris de découvrir, en tant que jeunes parents, qu’il y a presque plus de tabous sur l’art d’élever un enfant qu’il y en a autour du sexe.

– C’est vrai. Donc comme nous l’avons dit, les premières années étaient vraiment formidables, mais elles étaient aussi vraiment difficiles. Et nous ressentons qu’une partie de cette difficulté provient de la fausse image que l’on se fait des parents. Nous nous sommes abonnés à beaucoup de magazines, avons fait ce qu’il fallait, mais où que nous allions, nous étions entourés d’images comme celle-ci.

Et nous concevions l’art d’élever un enfant en imaginant que nos vies ressembleraient à ça.

Le soleil brillerait toujours, et nos enfants ne pleureraient jamais. Je serais toujours parfaitement coiffée et bien reposée. Et en fait, ce n’était pas du tout comme ça.

– Lorsqu’on a baissé le magazine lustré pour parents que l’on lisait, avec ces belles images, et que l’on a regardé la scène véritable dans notre salon, cela ressemblait plutôt à ça.

Voilà nos trois fils. Et bien sûr, ils ne sont pas toujours en train de pleurer et de crier. Mais avec trois garçons, il y a une honorable probabilité qu’au moins l’un d’eux ne se comporte pas exactement comme il le devrait.

– Oui, vous pouvez voir où la coupure a eu lieu pour nous. Nous avions vraiment l’impression que ce que nous attendions n’avait rien à voir avec ce que nous vivions en réalité. Et nous avons décidé sans hésitation de partager cela avec les parents. Nous voulions vraiment les laisser comprendre ce qu’était la réalité des parents de façon sincère.

– Alors aujourd’hui, ce que nous aimerions faire c’est partager avec vous quatre tabous sur le fait d’être parent. Et bien sûr, il y a bien plus que quatre choses que vous ne pouvez dire à ce sujet. Mais nous aimerions partager avec vous aujourd’hui quatre d’entre elles auxquelles nous sommes personnellement attachés.

Tabou n°1 : Ne pas être tombé amoureux de votre enfant dès le premier instant

Donc le premier tabou : vous ne pouvez pas dire ne pas être tombé amoureux de votre enfant dès le premier instant. Je me rappelle vivement, être assis là à l’hôpital. Nous étions en train de mettre au monde notre premier fils.

– Nous, ou moi ?

– Je suis désolé. Mauvais usage du pronom. Alisa était pleinement en train de mettre au monde notre premier fils — (AV : Merci.) — et j’étais là avec mon gant de receveur. Mes bras ouverts. L’infirmière vient me voir avec cet enfant de toute beauté. Et je me rappelle, alors qu’elle s’approche de moi, les voix d’amis me disant, “Dès l’instant où le bébé sera dans tes bras, tu sentiras un sentiment d’amour monter en toi d’une ampleur plus puissante que n’importe quelle chose que tu aies ressentie dans ta vie entière.” Alors je me préparais au choc. Le bébé arrivait, et j’attendais que ce poids lourd d’amour m’évanouisse. Au lieu de ça, quand je tenais le bébé dans mes bras, c’était un moment extraordinaire. La photo date de quelques secondes après que le bébé soit mis dans mes bras et que je lui apporte. Vous pouvez le voir, nos yeux étaient scintillants. J’étais rempli d’amour et d’affection pour ma femme, et d’une profonde, profonde, gratitude pour avoir ce qui semblait être un enfant en bonne santé. Et c’était également, bien sûr, surréaliste. Je veux dire, je devais vérifier les étiquettes et ne pas me tromper. J’étais incrédule, “Êtes-vous sûr que c’est notre enfant ?” Et tout était entièrement marquant. Mais ce que j’ai éprouvé pour l’enfant à ce moment était une profonde affection, mais rien de comparable à ce que je ressens pour lui maintenant, cinq ans plus tard.

Et nous avons fait quelque chose ici qui est hérétique. Nous avons établi la courbe de notre amour pour notre enfant dans le temps.

Ceci, comme vous le savez, relève de l’hérésie. Vous n’avez pas le droit d’établir la courbe de l’amour. La raison pour laquelle vous ne pouvez pas est parce que nous pensons l’amour comme une chose binaire. Vous êtes soit amoureux, ou vous ne l’êtes pas. Vous aimez, ou vous n’aimez pas. Je pense qu’en réalité l’amour est un processus. Et je pense que le problème en concevant l’amour comme binaire est que cela nous amène à être excessivement inquiets de savoir si l’amour est dupe, ou insuffisant, ou autre. Je pense m’appuyer ici sur mon expérience de père. Mais je pense que beaucoup d’hommes traversent vraiment cette sensation dans les premiers mois, peut-être la première année, que leur réponse émotionnelle est insuffisante d’une certaine manière.

– Bien, je suis heureuse que Rufus soulève cette question, parce que vous pouvez observer à quel moment il plonge les premières années alors que je pense que c’est moi qui faisais le plus gros du travail. Mais nous aimons plaisanter et dire que, dans les premiers mois de toutes les vies de nos enfants, c’est Oncle Rufus.

-Je suis un oncle très affectueux, très affectueux.

– Oui, et je plaisante souvent avec Rufus quand il rentre à la maison que je ne suis pas sûre qu’il sache reconnaître notre enfant dans une rangée parmi d’autre bébés. Donc j’ai en fait une petite devinette pour Rufus.

– Uh oh.

– Je ne veux pas trop le gêner. Mais je vais lui donner trois secondes.

– Ce n’est pas juste. C’est une question piège. Il n’y est pas, n’est-ce pas ?

– Notre fils de huit semaines est là quelque part. Et je veux savoir si Rufus peut réellement l’identifier rapidement.

– À l’extrême-gauche.

Non !

– C’est cruel.

– Sans commentaire.

Tabou n°2 : Vous ne pouvez pas dire à quel point avoir un bébé peut vous isoler

Je vais passer au deuxième tabou. Vous ne pouvez pas dire à quel point avoir un bébé peut vous isoler. J’ai apprécié être enceinte ; j’ai adoré. Je me suis sentie incroyablement connectée à la communauté autour de moi, j’ai eu l’impression que tout le monde participait à ma grossesse, tout autour de moi, la suivant jusqu’au jour J. J’ai eu l’impression d’être l’hôte du futur de l’humanité. Cela a duré à l’hôpital ; c’était vraiment euphorique. Je croulais sous les cadeaux, les fleurs, et les visiteurs. C’était une expérience vraiment merveilleuse. Mais quand je suis rentrée à la maison, je me suis sentie complètement détachée et brusquement enfermée et isolée. J’étais vraiment étonnée par ces sentiments. Je m’attendais bien à ce que ça soit difficile, avoir des nuits sans sommeil, allaiter constamment, mais je ne m’attendais pas à ce sentiment d’isolement et de solitude que j’ai ressenti. J’étais vraiment étonnée que personne ne m’ait dit que j’allais me sentir de cette façon. J’ai appelé ma sœur avec qui je suis très proche — et qui a eu trois enfants — et je lui ai demandé, “Pourquoi ne m’as-tu pas dit que j’allais me sentir de cette façon, que j’allais avoir ces — me sentir incroyablement isolée ?” Et elle m’a dit — Je n’oublierai jamais — “Ce n’est pas précisément quelque chose que tu as envie de dire à une mère qui a un enfant pour la première fois.”

– Et évidemment, nous pensons que c’est précisément ce que vous devriez dire aux mères qui ont des enfants pour la première fois. Bien sûr, l’un de nos thèmes est que nous pensons que la franchise honnête et brutale est cruciale pour nous collectivement pour être de meilleurs parents. Et c’est difficile de ne pas penser qu’un partie de ce qui provoque ce sentiment d’isolement vient de notre monde moderne. Donc l’expérience d’Alisa n’est pas un cas isolé. Ainsi 58% des mères interrogées déclarent-elles souffrir de solitude. Parmi elles, 67% se sentent plus seules quand leurs enfants sont âgés de 0 à 5 ans — probablement vraiment entre 0 et 2 ans. Dans l’expectative de cela, nous avons regardé comment certaines autres cultures autour du monde gèrent cette période, parce qu’ici dans le monde occidental, moins de 50% d’entre nous vivons près des membres de la famille, ce qui est je pense une raison pour laquelle c’est une période si difficile. Donc pour prendre un exemple parmi tant d’autres : dans le sud de l’Inde existe une coutume appelée jholabihari, dans laquelle la femme enceinte, au septième ou huitième mois de sa grossesse, s’installe chez sa mère et participe à une série de rituels et de cérémonies, accouche et rentre chez elle au sein de son noyau familial plusieurs mois après la naissance de l’enfant. Et c’est l’une des nombreuses façons dont nous pensons que d’autres cultures compensent ce genre de période de solitude.

 

 

Tabou n°3 : vous ne pouvez pas parler de votre fausse couche

– Alors le troisième tabou : vous ne pouvez pas parler de votre fausse couche — mais aujourd’hui je vais parler de la mienne. Donc après que nous ayons eu Declan, nous avons en quelque sorte recalibré nos attentes. Nous pensions vraiment pouvoir retraverser ça de nouveau et pensions savoir ce à quoi nous attendre. J’étais reconnaissante de pouvoir être enceinte. Et j’ai vite appris que nous allions avoir un garçon. Et puis au cinquième mois, nous apprenions que nous avions perdu l’enfant. C’est en fait la dernière petite image que l’on a de lui. C’était évidemment une période très difficile — très douloureuse. Alors que je m’efforçais de faire le deuil, j’étais étonnée de ne vouloir voir personne. Je voulais vraiment m’enfouir dans un trou. Et je ne savais pas vraiment comment j’allais revenir vers mon entourage. Et je me rends compte, à mon avis, la manière dont je ressentais ça, est à un niveau profondément viscéral, Je ressentais beaucoup de honte — embarrassée, franchement — pour avoir, à certains égards, échoué à faire ce que je suis génétiquement programmée pour. Bien sûr, cela m’a amenée à me demander, si je n’étais pas capable d’avoir un autre enfant, ce que cela signifierait pour notre mariage, et juste pour moi en tant que femme. C’était donc une période très difficile.

Alors que je m’efforçais de tenir bon, j’ai commencé à relever la tête de ce trou et à parler à d’autres gens. J’étais vraiment étonnée de toutes les histoires qui commençaient à m’inonder. Les gens avec qui je suis en contact tous les jours, mes collègues, mes amis, les membres de la famille que je connais depuis longtemps, personne n’avait partagé avec moi sa propre histoire. Je me souviens avoir ressenti toutes ces histoires sortant de nulle part. Et j’avais l’impression d’être tombée sur cette société secrète de femmes dont je faisais désormais partie, ce qui était à la fois rassurant et inquiétant. Et je pense que la fausse couche est une perte invisible. Il n’y a pas beaucoup de soutien collectif à ce sujet. Il n’y a pas vraiment de cérémonies, de rituels, ou de rites. Je pense que lors d’un décès, vous avez des funérailles, vous célébrez la vie, et il y a beaucoup de soutien de la communauté. C’est quelque chose que les femmes n’obtiennent pas lors d’une fausse couche.

– Ce qui est bien dommage, bien sûr, car c’est une expérience très ordinaire et très traumatisante. 15 à 20% des grossesses finissent en fausse couche. Je trouve ça ahurissant. Dans un sondage, 74% des femmes disaient ressentir que la fausse couche était en partie de leur faute, c’est affreux. Et étonnamment, 22% disaient qu’elles auraient caché une fausse couche à leur époux.

Tabou n°4 : vous ne pouvez pas dire que votre bonheur moyen a diminué après avoir eu un enfant

Donc le quatrième tabou : vous ne pouvez pas dire que votre bonheur moyen a diminué après avoir eu un enfant. La société veut que chaque aspect de ma vie se soit nettement amélioré depuis que j’ai participé au miracle de la naissance et de la famille. Je n’oublierai jamais, je m’en rappelle vivement à ce jour, notre fils aîné, Declan, avait neuf mois, et j’étais assis là sur le canapé, je lisais le merveilleux livre de Daniel Gilbert, “Stumbling on Happiness.” J’étais environ aux 2/3 du livre, et il y avait un graphique sur la droite — sur la page de droite — que nous avons étiqueté ici “Le Graphique le Plus Terrifiant Possible pour un Jeune Parent.”

Ce graph comprend quatre études complètement indépendantes. Essentiellement, il y a cette chute abrupte de la satisfaction conjugale, qui est intiment liée, nous le savons tous, au bonheur au sens large, qui ne remonte pas de nouveau avant que votre premier enfant n’entre à l’université. Donc je suis assis là à contempler les deux prochaines décennies de ma vie, cet abîme du bonheur dans lequel nous nous engouffrons directement. Nous étions découragés.

– Vous pouvez donc l’imaginer, encore, nos premiers mois furent difficiles, mais nous en sortions, et étions véritablement choqués par cette étude. Donc nous voulions vraiment y regarder de plus près dans l’espoir de trouver un côté positif.

– C’est là qu’il est génial de diriger un site Internet pour les parents, car nous avons obtenu de cette journaliste incroyable qu’elle aille interviewer tous les scientifiques qui ont mené ces quatre recherches. Nous disions, il y a quelque chose qui cloche. Il manque quelque chose à ces recherches. Ça ne saurait être si mauvais. Liz Mitchell a donc fait un travail remarquable. Elle a rencontré quatre scientifiques, et a aussi interviewé Daniel Gilbert. Et nous avons effectivement trouvé une lueur d’espoir. Voici donc notre estimation de ce à quoi la courbe de référence du bonheur moyen ressemble vraisemblablement au cours de la vie.

Le bonheur moyen est, bien sûr, inadapté, car il ne tient pas compte du ressenti sur le vif. Nous pensons donc que cela devrait ressembler à ça si vous ajoutez le ressenti sur le vif.

Nous nous rappelons tous étant enfants, la plus petite chose — et nous le voyons sur le visage de nos enfants — la plus petite chose peut les propulser sur ces hauteurs de l’adulation parfaite, et puis une autre chose insignifiante peut les amener à dégringoler dans les profondeurs du désespoir. C’est extraordinaire à observer, et nous nous en rappelons nous-mêmes. Puis, bien sûr, en grandissant, c’est comme si l’âge était une sorte de lithium.

En grandissant, vous devenez plus stable. Une partie de ce qui arrive, je crois, dans votre vingtaine et votre trentaine, est que vous commencez à apprendre à réguler votre bonheur. Vous commencez à réaliser que “Je pourrais bien aller à cet événement musical en direct et vivre une expérience de transformation complète qui me donnera la chair de poule, mais j’ai plus de chance de souffrir de claustrophobie et je n’arriverai pas à boire une bière. Donc je ne vais pas y aller. J’ai une bonne chaîne hifi à la maison. Donc, je ne vais pas y aller.” Alors votre bonheur moyen remonte, mais vous perdez ces instants transcendants.

– Oui, et ensuite vous avez votre premier enfant. Et alors vous vous pliez de nouveau à ces hauts et ces bas — les hauts étant les premiers pas, le premier sourire, votre enfant vous faisant la lecture pour la première fois — les bas étant notre maison entre six et sept heures du soir. Mais vous réalisez que vous vous soumettez de nouveau à une perte de contrôle d’une façon vraiment merveilleuse, qui, nous le pensons, donne beaucoup de sens à nos vies et est entièrement gratifiante.

-En effet, nous échangeons le bonheur moyen. Nous échangeons la forme de sécurité et de sûreté d’un certain niveau de contentement pour ces instants transcendants. Alors où cela nous laisse-t-il avec une famille de trois petits garçons au milieu de tout cela ? Il y a un autre élément dans notre cas. Nous avons enfreint encore un autre tabou dans nos propres vies. C’est un tabou bonus.

Tabou bonus : un couple, en particulier s’ils ont des enfants, ne devrait pas travailler ensemble

– Un tabou bonus rapide pour vous : nous ne devrions pas travailler ensemble, en particulier avec trois enfants — et c’est ce que nous faisons.

-Nous avions des réserves là-dessus dès le début. Tout le monde sait que vous ne devriez absolument pas travailler avec votre conjoint. En fait, quand nous avons commencé à lever les fonds pour lancer Babble, les investisseurs disaient, “Nous n’investissons catégoriquement pas dans les sociétés fondées par des maris et femmes, parce qu’il y a un risque supplémentaire d’échec. C’est une mauvaise idée. Ne faites pas ça.” Et nous sommes manifestement allés de l’avant. Nous l’avons fait. Nous avons réuni l’argent, et nous sommes ravis de l’avoir fait, parce que dans cette phase d’une vie, la ressource incroyablement rare est le temps. Si vous êtes réellement passionnés par ce que vous faites tous les jours – comme nous – et que vous êtes également passionnés par votre relation, c’est la seule façon que nous connaissions pour ce faire.

La dernière question que nous aimerions poser est donc : peut-on collectivement infléchir cette courbe du bonheur vers le haut ? C’est important d’avoir ces moments transcendants de joie, mais ils sont parfois très brefs. Qu’en est-il alors de cette courbe de référence du bonheur moyen ? Peut-on l’augmenter un petit peu ?

Nous avons un peu l’impression que le bonheur dont nous avons parlé, provient vraiment de l’entrée dans le monde des parents — et dans celui de n’importe quelle relation durable — avec les fausses espérances. Si vous avez les bonnes espérances et que vous savez les gérer, nous pensons que ce sera une expérience plutôt gratifiante.

– C’est donc ce que — Nous pensons que beaucoup de parents, quand vous en arrivez là — comme en ce qui nous concerne d’ailleurs — vous préparez vos valises pour un voyage en Europe, et vous êtes excités de partir. Sortez de l’avion, il s’avère que vous faites un trek au Népal. Et faire du trekking au Népal est une aventure extraordinaire, particulièrement si vous prenez ce qu’il faut et si vous savez dans quoi vous vous engagez et êtes mentalement prêts. Ainsi, l’intérêt de tout ceci pour nous aujourd’hui n’est pas simplement l’honnêteté pour l’honnêteté, mais l’espoir qu’en étant plus honnêtes et plus sincères sur ces expériences, nous puissions tous ensemble infléchir cette courbe de référence du bonheur un petit peu.

RG + AV : Merci.

 

Comme promis, voici le lien vers la vidéo:

 

Je me suis particulièrement retrouvée dans le tabou n°4 et cette faculté qu’on les enfants à nous faire passer d’une minute à l’autre du très haut jusqu’au très bas. Et vous?

J’ai aussi été frappée par le tabou que peut être la solitude des jeunes mères. Et je pense effectivement qu’il y a beaucoup à faire pour nous sortir de l’isolement suite à la naissance d’un bébé, en particulier quand on vit loin de ses attaches familiales.

Et vous comment avez-vous vécu vos premiers pas en tant que parent? Vous retrouvez vous dans ces fameux tabous?

Partager l'article
  •  
  •  
  •   

Written by 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *